Logo et/ou image de titre d'accueil du site
Edito:
Age de la retraite : ne soyons pas dupe de la cacophonie gouvernementale (déclaration du PCF du 01-04-2019)

Une cacophonie gouvernementale, savamment organisée, vise à faire accepter par l’opinion publique, l’idée de remise en cause de la date d’ouverture des droits à la retraite au-delà de 62 ans, accompagnée d’un recul du niveau des pensions. Le PCF exprime son désaccord sur la réforme des retraites dite «universelle » concoctée, sous la pression de l’Union européenne et du patronat, par le président Emmanuel Macron et ses complices du gouvernement. La retraite doit s'inscrire dans une refonte d'ensemble de la protection sociale, et dans la perspective d'une alternative politique ouvrant la voie à des changements réels et durables. Elle doit être fondée sur les valeurs qui ont été, voici soixante dix ans, à la base de la création de la Sécurité Sociale et de la généralisation du droit à la retraite : solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle, égalité et universalité des droits ; gestion démocratique. Elle doit viser à répondre aux besoins et aux aspirations des retraité-es dans une société en pleine évolution, et prendre notamment en compte, dans toutes leurs dimensions, les problèmes induits par l'évolution démographique et l'allongement de la formation initiale avant le premier emploi. Elle doit, en regard de ces besoins, définir des moyens de financement garantissant la pérennité du droit à la retraite et notamment avec cotisation de l’entreprise et du salarié comme l’avait mise en place Ambroise Croizat, ministre communiste du travail et de la Sécurité sociale à la libération. C'est parce que l'emploi, les salaires seront sécurisés par la formation, que la mobilité professionnelle sera choisie et sans perte de revenu, que les travailleurs ne seront plus contraints au chômage et à la précarité, que les ressources de la sécurité sociale pourront assurer correctement le financement des pensions de retraite à taux plein dès 60 ans et prendre en charge les périodes non travaillées (formation, études, maladie, maternité, invalidité). Le PCF se prononce pour une retraite par répartition avec une indexation des pensions sur les salaires, et non sur les prix, aucune pension ne doit être inférieure au SMIC (1800€ brut).


En Europe l'humain d'abord, pas la finance !
Depuis les premiers pas de la construction européenne jusqu’aujourd’hui, en passant par Maastricht ou le Non au référendum de 2005, les communistes se sont toujours opposé.e.s à la mainmise des intérêts du capital sur la construction européenne, rendue possible par les dirigeants politiques libéraux. Depuis la crise financière de 2008, les tenants des traités n’ont eu pour seule réponse que l’austérité pour les peuples, le renflouement permanent des banques par la banque centrale européenne et l’autoritarisme. Le rejet légitime de ces politiques se traduit malheureusement dans les élections par une poussée alarmante de l’extrême droite et des forces populistes. Mettre l’argent au service de l’humain. Investir demande de s’attaquer à la racine du mal européen : l’emprise des marchés sur les politiques européennes. Il faut récupérer l’argent. Celui de l’évasion fiscale et celui qui est chaque mois, à hauteur de 30 milliards d’euros, versé aux banques par la BCE sans aucun effet sur l’économie réelle. Nous proposons un plan de justice fiscale qui donne des moyens à la lutte contre l’évasion fiscale, organise une forte taxation des transactions financières et des GAFA ainsi qu’une harmonisation des taxes sur les bénéfices des entreprises à un haut niveau. Nous proposons la création d’un fonds européen de développement social et écologique pour financer les services publics. Une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés. Nous voulons que notre pays puisse négocier librement les contours de sa participation à l’UE, à travers une construction à géométrie choisie et dans le respect de la souveraineté populaire, et faisons des propositions pour démocratiser les institutions financières (ex : mise sous contrôle démocratique et changement du rôle et des missions de la BCE), rééquilibrer les pouvoirs dans les institutions européennes (primauté aux instances élues et respect des choix souverains des peuples, renforcement des pouvoirs du Parlement européen et des parlements nationaux, révision de la procédure d’initiative citoyenne européenne). Une Europe de paix, d’hospitalité et qui pèse pour changer la mondialisation. Nous voulons une France qui s’affranchisse de l’OTAN, refuse le projet de défense européenne, et agisse pour une conférence de paix et de sécurité collective en Europe, type « Helsinki 2 ». Une politique hospitalière à l'égard des migrant·e·s en rupture avec l'Europe forteresse est possible. S’il faut renforcer les efforts pour s’attaquer aux causes profondes des migrations forcées, comment peut-on s’imaginer que la seule réponse serait de construire des murs ? Notre responsabilité est d’accueillir les migrants avec dignité et dans le respect de leurs droits, fixés par des conventions et des traités internationaux. Enfin, Nous voulons une Europe qui agisse pour des traités internationaux de maîtrise des échanges commerciaux et des flux de capitaux subordonnés au développement commun de l’emploi, de la santé et de l’écologie, à l’opposé des traités de libre échange.

Elections européennes 26 Mai 2019: Ian Brossat tête de liste du pcf


P17481890D3459100G.jpg

Vidéos

On vous fait un dessin sur l'évasion fiscale?


vérités et Mensonges sur la SNCF. Le dossier sur l'évasion fiscale et le rapport Bocquet sur le site du Groupe CRC au Sénat

A VOIR ET A PARTAGER
Tweets de @FGRoyaBvra