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Edito:
PAR JACQUES SAPIR · 29 JUILLET 2017: problème posé par l’Euro pour des pays comme la France, l’Italie et l’Espagne.

La publication de l’édition 2017 du External Sector Report du FMI souligne le problème posé par l’Euro pour des pays comme la France, l’Italie et l’Espagne. On voit que le problème s’est même aggravé par rapport à l’édition 2016. Dans ce rapport, les économistes et les statisticiens du FMI calculent, par rapport à la balance courante mais aussi à la balance des capitaux, les écarts du taux de change réel (soit corrigé de l’inflation) entre les pays. On voit que cet écart est aujourd’hui dramatique entre l’Allemagne, dont la monnaie est largement sous-évaluée, et la France l’Italie et l’Espagne. Si l’Euro n’existait pas, les taux de change se seraient modifiés, à la hausse pour l’Allemagne, et à la baisse pour les trois pays considérés. Ceci aurait corrigé les déséquilibres. Mais, l’existence de l’Euro interdit cette forme de correction des déséquilibres, et induit donc un avantage compétitif massif (de 20% à 25%) pour l’Allemagne. C’est ce qui explique dans une très large mesure la crise de ces économies et le processus accéléré de désindustrialisation qu’ils subissent. Si l’on ajoute la sous-évaluation de l’Allemagne à la surévaluation des autres pays, on obtient alors un écart de taux de change théorique de 21% au point médian pour la France, de 20% pour l’Italie et de 22,5% pour l’Espagne. Aucune économie ne peut résister longtemps à un tel écart de taux de change, qu’il soit virtuel ou réel. Mais, sans l’Euro, la correction aurait été immédiate, et elle se serait traduite par une réévaluation de 10% à 20% pour l’Allemagne, et une dépréciation de 9% à 3% pour la France. On mesure ici ce que l’Euro coûte à l’économie française, mais aussi italienne et espagnole. On peut raisonnablement penser que l’Euro, de part la rigidité qu’il implique, est responsable d’environ 50% à 66% du chômage en France. Or, ceci s’est aggravé en un an. Si l’on regarde les résultats de l’édition de 2017 de External Sector Report on constate les résultats suivants : L’écart de taux de change réel pour la France est passé de 24% à 28% avec l’Allemagne. Il est de 20% à 25% pour l’Espagne (qui applique une politique de dévaluation interne importante mais qui ne réussit pas à réduire l’écart) et de 22% à 26% pour l’Italie. Ces chiffres nous disent plusieurs choses. Tout d’abord, que l’Euro a abouti à un déséquilibre massif au niveau des taux de changes virtuels. Comme l’Euro a supprimé la possibilité de rééquilibrer les niveaux par des dépréciations et des appréciations de taux de change, il ne laisse que deux solutions : la dévaluation interne ou les transferts budgétaires. Ensuite, ces mêmes chiffres nous montrent que les politiques de dévaluation interne, suivies depuis des années par l’Espagne et l’Italie, et que veut mettre en place Emmanuel Macron et son Premier ministre Edouard Philippe, ne fonctionnent pas. Bien sur, la situation est aujourd’hui un peu moins grave pour l’Espagne et l’Italie par rapport à la France, mais de toute manière l’écart de taux de change virtuel, c’est à dire de compétitivité, est de plus de 20% par rapport à l’Allemagne. La leçon est claire : la dévaluation interne ne fonctionne pas. Enfin, ces chiffres indirectement, nous disent que si l’on veut compenser ces déséquilibres par des subventions, le coût pour l’Allemagne sera tout à fait excessif. En admettant, cas fort peut probable, que la surévaluation puisse être combattue en France, Italie et Espagne par une politique de dévaluation interne rigoureuse, il faudrait que l’Allemagne compense encore à hauteur de 10% de son PIB. On voit que cette hypothèse est clairement impossible. Dans ces conditions, seule une dissolution de la zone Euro, que ce soit par la sortie de l’un des trois pays cités ou par un accord global, apparaît comme susceptible de régler le problème. Sinon, c’est à la mort, par désindustrialisation et appauvrissement généralisé, des économies de la France, de l’Espagne et de l’Italie, que nous allons assister.


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